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Vigor

Admis en 2011

Jean-Claude Vigor

Jean-Claude Vigor
1946

Natif de France, plus précisément de Saint-Aubin-les-Elbeuf en Normandie, Jean-Claude Vigor est arrivé au Québec en 1969 après avoir étudié à l’École d’horticulture de Rouen où il a obtenu un Brevet d’aptitude professionnelle horticole du ministère de l’Agriculture de France.

Depuis qu’il est au Québec, Jean-Claude Vigor a toujours œuvré dans le secteur de l’horticulture, dont il est devenu l’une des personnalités les plus connues et les plus respectées, tant des professionnels du milieu que du grand public. Au cours de cette période, le secteur horticole s’est hissé au sommet des productions végétales du Québec et en est aussi devenu le principal employeur agricole avec 30 % des emplois.

Monsieur Vigor a été un acteur très important dans le développement remarquable de ce secteur de l’agriculture qui a longtemps été marginal. En effet, sa carrière s’est déroulée autour de deux axes essentiels à la progression de tout secteur de production, soit la formation et la vulgarisation ou promotion.

Jean-Claude Vigor, le vulgarisateur, est connu de tous. Ses dons de communicateur sont multiples et remarquables. Dans la bonne humeur, il imbibe son auditoire de la passion des plantes et du goût de les jardiner. En 1970, il a débuté à la radio où depuis il a toujours eu des chroniques, principalement à Radio-Canada. Mentionnons, entre autres, Au carrousel du samedi matin, USD Bonjour, Nos étés amoureux et, plus récemment, Samedi et rien d’autre ainsi que Radio 16.

Ses chroniques à la télévision ont aussi été très remarquées et ont rendu le personnage universellement connu au Québec, pour ne pas dire célèbre. De 1990 à 2002, il a participé à Jardin d’aujourd’hui avec Aline Desjardins. Il a aussi collaboré à plusieurs autres émissions dont La semaine verte, Les trouvailles de Clémence et bien d’autres. Encore aujourd’hui, il est chroniqueur horticole en direct du Marché Jean-Talon à l’émission Des kiwis et des hommes.

Jean-Claude Vigor n’a pas ignoré non plus cet autre aspect des communications qu’est l’écriture. Il est coauteur du livre intitulé Mon jardin au jour le jour publié aux éditions du Trécarré. Pour le ministère de l’Éducation du Québec, il est l’auteur d’un cours d’enseignement à distance sur la production en serres. Il a été chroniqueur de la page Jardin au journal Le Devoir et il est l’auteur d’une multitude d’articles qui ont paru dans plusieurs magazines et autres publications.

Il est aussi un conférencier recherché et ceux qui ont assisté à une de ses conférences se souviennent comment il peut faire preuve de créativité et de talent pour rendre accessibles et captivants tous les aspects de l’horticulture.

Les actions de Jean-Claude Vigor, le formateur, sont moins connues; pourtant son apport à la formation de spécialistes en horticulture est immense. C’est à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe, à compter de 1980 et pendant 26 ans, qu’il a enseigné la serriculture, la floriculture, les cultures verrières, la construction de serres et la communication.

Son approche consistait à mettre les étudiants au travail dans les serres pour concrétiser les notions théoriques apprises. Pour lui, le savoir doit s’accompagner du savoir-faire. Cet aspect de l’enseignement qu’il a mis en place a fait de ses étudiants des candidats très recherchés par l’industrie horticole.

À l’ITA, on lui doit la plupart des installations de production en horticulture, dont la modernisation du complexe serricole qui porte aujourd’hui son nom, soit Complexe serricole Jean-Claude-Vigor, une installation stratégique pour l’enseignement de l’horticulture au Québec. Toujours pour le compte de l’ITA, il a aussi présidé à l’instauration d’un nouveau programme de technique de la production horticole et de l’environnement, basé sur une approche dite par compétence.

Ses talents de pédagogue lui ont valu en 2005 la mention d’honneur de l’Association québécoise de la pédagogie collégiale.

Jean-Claude Vigor, malgré ses nombreuses responsabilités professionnelles, s’est impliqué dans plusieurs actions ou projets qu’on pourrait qualifier de communautaires. Il a été membre du Conseil des productions végétales du Québec, membre du conseil d’administration de la Fondation du Centre de la Nature de l’Université McGill à Mont-Saint-Hilaire et conseiller municipal pour la ville de Mont-Saint-Hilaire.

Il a aussi imprimé sa marque sur le principal programme promotionnel du MAPAQ sur le plan de l’horticulture, soit le programme Villes et Villages Fleuris devenu Les Fleurons du Québec. Il y a été conseiller, juge et formateur de juges.

On ne peut attribuer tout le mérite des progrès qu’a connus l’industrie horticole québécoise à un seul homme, mais s’il en est un qui a eu une influence marquante sur tous les aspects du développement et de l’essor de ce secteur, le nom de Jean-Claude Vigor s’impose.

Bienvenue au Temple de la renommée de l’agriculture du Québec. Jean-Claude Vigor, vous nous avez enrichis de votre expertise, de votre savoir-faire et de votre dynamisme.

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