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Leclerc

Admis en 2009

Paul-André Leclerc

Paul-André Leclerc
1925

L’Abbé Paul-André Leclerc est natif de Pont-Rouge où il a fait toutes ses études primaires à l’école de rang n° 8. Ses études secondaires, couronnées par l’obtention d’un baccalauréat ès arts, furent faites au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Il se dirige ensuite vers la faculté de théologie de l’Université Laval et il est ordonné prêtre à la basilique de Québec le 3 juin 1950.

Soucieux de continuer d’améliorer ses connaissances, ce sont les lettres et l’histoire qui captivent ses efforts. En 1956, il obtient une licence ès lettres classique ainsi qu’un diplôme d’études supérieures en histoire à la faculté des lettres de l’Université Laval. En 1966, c’est un doctorat ès lettres-histoire qu’il décroche à la faculté des lettres de l’Institut catholique de Paris. Sa thèse de doctorat portait sur l’émigration féminine vers l’Amérique française aux 17e et 18e siècles.

Parallèlement à ses études supérieures, l’Abbé Leclerc enseigne le français, le latin, le grec et l’histoire au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Il y réalise aussi plusieurs pièces de théâtre tant classiques que modernes. De 1969 à 1995, il enseigne la littérature française au Cégep de La Pocatière.

Sa carrière d’enseignant ne l’empêche pas de servir comme prêtre. Pendant trois ans, il œuvre au ministère dominical à Sainte-Hélène-de-Kamouraska et depuis 1969, il est rattaché à la desserte du Lac-Sergent dans la MRC de Portneuf.

C’est en 1970 que l’abbé Leclerc a l’idée de fonder un musée d’agriculture. Il travaille à l’élaboration d’un plan, le présente aux instances gouvernementales concernées et obtient la charte tant souhaitée en 1974. Le Musée François-Pilote est né. Il s’agit d’un musée privé situé à Sainte-Anne-de-la-Pocatière dont le nom rend hommage à l’Abbé François Pilote qui a mis sur pied en 1859 la première école d’agriculture permanente au Canada. Avec des moyens pécuniaires faibles et beaucoup de bénévolat, l’ancien couvent des Sœurs de la Sainte-Famille est rénové pour loger le nouveau musée.

La mission du Musée François-Pilote est de préserver le patrimoine québécois comme témoin du passé et de mettre en valeur ce patrimoine en l’exposant. Son thème principal est la vie en milieu rural au début du 20e siècle. L’exposition permanente comporte 50 salles différentes et une salle polyvalente permet, entre autres, d’exposer à tour de rôle les 24 expositions temporaires du musée.

Aujourd’hui, les actifs du musée dépassent les 30 000 objets dont certains ont une valeur inestimable. C’est avec la collaboration des institutions locales, dont le Collège, l’Institut de technologie agroalimentaire, la Ferme fédérale, le Laboratoire de recherches et la Caisse Populaire, que l’Abbé Leclerc a pu colliger et classer tous ces objets témoins de la vie de nos ancêtres.

On peut dire que l’Abbé Leclerc consacre sa vie à ce musée depuis son ouverture il y a 35 ans. Pendant ces années, il y a versé son salaire d’enseignant. Il a analysé chaque pièce et les a mises sur fiches qu’il a numérisées au cours des dernières années. Il continue, aujourd’hui encore, avec fierté à faire visiter le musée lorsque c’est possible.

Chaque année, ce sont des milliers de visiteurs qui parcourent avec intérêt les quatre étages du Musée François-Pilote. Plusieurs d’entre eux sont des Français qui suivent les conseils du Guide Michelin qui suggère d’y faire une visite de trois heures. Le gouvernement du Québec tient en haute estime le rôle et la qualité de ce musée, car au début de 2009, il annonçait sa décision d’y faire une contribution de plus de 460 000 $.

Tout au long de sa vie, l’Abbé Leclerc a écrit. Il a principalement collaboré à des revues intéressées par l’histoire et il a publié divers ouvrages dont : Les voitures à chevaux à la campagne en 1978, La belle histoire des sucres en 1991 et La vie rurale de 1866 à 1953 en 2005.

L’Abbé Paul-André Leclerc est un homme remarquable doté d’une énergie et d’une détermination peu communes. Par le musée et par ses écrits, il permet aux urbains et aux ruraux ainsi qu’aux gens de générations différentes de mieux se connaître et de mieux comprendre un grand pan de l’histoire du Québec. Il permet aussi aux gens d’ailleurs de découvrir nos particularités et la façon dont nos ancêtres ruraux nous ont amenés graduellement à notre modernité.

Le Temple de la renommée de l’agriculture du Québec salue aujourd’hui avec respect le travail colossal et la contribution remarquable de l’Abbé Paul-André Leclerc pour maintenir bien vivante et bien présente l’histoire de notre agriculture et de notre ruralité.

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